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La marche de Dien bien Phû

La commémoration de la bataille de Dien bien Phû est une journée mémorable pour nos amis parachutistes. Une des grandes batailles des troupes aéroportées.

Chaque année, l’ensemble de la communauté des parachutistes commémore cette bataille. Pour ceux qui ne la connaisse pas, nous l’avons résumée ci-dessous.

La bataille de Dien Bien Phû est un moment clé de la guerre d’Indochine qui se déroula du 13 mars au 7 mai 1954 et qui opposa, au Tonkin, les forces de l’Union française aux forces du Việt Minh, dans le nord du Viêt Nam actuel.

Occupée par les Français en novembre 1953 (Opération Castor), cette petite ville et sa plaine environnante devinrent l’année suivante le théâtre d’une violente bataille entre le corps expéditionnaire français, composé de diverses unités de l’armée française, sous le commandement du colonel de Castries, et l’essentiel des troupes vietnamiennes (Việt Minh) commandées par le général Giáp. C’est au cours de cette bataille que le Lieutenant-colonel Bigeard, qui deviendra Général de corps d’armée par la suite par la suite, c’est illustré.

Cette bataille se termina le 7 mai 1954 par arrêt du feu, selon les consignes reçues de l’état-major français à Hanoï. Hormis l’embuscade du groupe mobile 100 entre An Khê et Pleiku, en juin 1954, la bataille de Diên Biên Phu fut le dernier affrontement majeur de la guerre d’Indochine.

Ce fut la bataille la plus longue, la plus furieuse, la plus meurtrière de l’après Seconde Guerre mondiale, et l’un des points culminants des guerres de décolonisation.

On peut estimer à près de 8 000 le nombre de soldats vietminh tués pendant la bataille et à 2 293 celui des tués dans les rangs de l’armée française.

 

Des soldats français capturés de Dien Bien Phu, escortés par des troupes vietnamiennes, marchant vers un camp de prisonniers de guerre.

Une fois le cessez-le-feu signé, le décompte des prisonniers des forces de l’Union française, valides ou blessés, capturés à Diên Biên Phu s’élève à 11 721 soldats dont 3 290 sont rendus à la France dans un état sanitaire catastrophique, squelettiques, exténués. Il en manque 7 801. Le destin exact des 3 013 prisonniers d’origine indochinoise reste toujours inconnu

Tous les prisonniers (y compris les blessés « légers », selon les critères établis par le Vietminh) devront marcher à travers jungles et montagnes sur une distance de 700 km, pour rejoindre les camps, situés aux confins de la frontière chinoise, hors d’atteinte du corps expéditionnaire. D’après Erwan Bergot, sur les 11 721 soldats de l’Union française, valides ou blessés, capturés par le Vietminh à la chute du camp, 3 290 furent libérés et 8 431 sont morts en captivité. D’après la revue Historica, sur 10 998 prisonniers, 7 708 sont morts en captivité ou disparus.

Là, un autre calvaire attendait les prisonniers. Ceux qui ont le mieux survécu étaient les blessés lourds, pris en charge par la Croix-Rouge, qui n’eurent pas à subir la marche forcée de 700 km où les malades étaient abandonnés par le Viet Minh au bord de la route. Les autres furent internés dans des camps dans des conditions effroyables. Ainsi, leur alimentation quotidienne se limitait à une boule de riz pour les valides, une soupe de riz pour les agonisants. Un grand nombre de soldats sont morts de dénutrition et de maladies. Ils n’avaient droit à aucun soin médical, puisque les quelques médecins captifs étaient tous assignés dans la même paillote, avec interdiction d’en sorti.

Les prisonniers devaient également subir un matraquage de propagande communiste avec endoctrinement politique obligatoire. Cela incluait des séances d’autocritique où les prisonniers devaient avouer les crimes commis contre le peuple vietnamien (réels et imaginaires), implorer le pardon et être reconnaissants de la « clémence de l’Oncle Ho qui leur laisse la vie sauve ».

 

Mémorial aux 10 000 hommes des troupes coloniales françaises morts dans la bataille de Dien Bien Phu et dans la captivité subséquente, Dien Bien Phu, Vietnam.

La majorité des tentatives d’évasion échouaient malgré l’absence de barbelés ou de miradors de surveillance. La distance à parcourir était trop grande pour espérer survivre dans la jungle, surtout pour des prisonniers très diminués physiquement. Ceux qui étaient repris étaient exécutés.

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